Philippe Meirieu

Eduquer après les attentats

Paris, ESF, 2016

 

 

La recension du livre par Pierre Delion - 1ère partie - 2ème partie

La présentation du livre par François Jarraud sur "Le Café pédagogique"

Entretien avec Philippe Meirieu sur "Le Café pédagogique"

"La démocratie est assignée à faire de l'éducation sa priorité", Le Monde, 21 août 2016

Entretien de Philippe Meirieu et Anne Bideault dans L'Enfant et la vie, novembre 2016

Après le 13 novembre 2015, l'Ecole entre injonctions contradictoires... mais aussi avec un "chemin de passage" possible : un documentaire audio produit par CANOPE

13 novembre - Interclass', sur France Inter, avec Emmanuelle Daviet : "On ne luttera pas contre le terrorisme par la seule répression : éduquer à l'humain, le premier des devoirs"

20 novembre - Interclass', sur France Inter, avec Emmanuelle Daviet : "Education aux médias, résistance à la séduction de tous les schématismes, formation à la pensée critique"

27 novembre - Interclass', sur France Inter, avec Emmanuelle Daviet : "L'apprentissage du débat en classe, un outil essentiel de formation à la démocratie"

 

Nuit du 13 au 14 novembre 2015…

Nous savions que la vie était fragile, que l’humain c’était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre Occident peinait à offrir un autre idéal que l’assujettissement aux intégrismes. Nous savions que tout ce qui nous tient à cœur est mortel et que l’obscurité peut, un jour, anéantir l’espoir de toute lumière…
Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu’elle renforce notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible…
Prendre soin de la vie et de l’humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd’hui, la condition de toute espérance. Un seul sourire échangé, un seul geste d’apaisement, aussi minime soit-il, peuvent encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie…
Le désespoir des éducateurs serait la victoire des terroristes.

 

Un chapitre du livre : Finalités et modalités dans l'institution scolaire